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“Sauvons nos âmes.”
Élisabeth de Fontenay commente Paul Claudel à propos de l’animal.
« Dans ma jeunesse, les rues étaient pleines de chevaux et d’oiseaux. Ils ont disparu. L’habitant des grandes villes ne voit plus les animaux que sous leur aspect de chair morte qu’on lui vend chez le boucher. La mécanique a tout remplacé. Et bientôt ce sera la même chose dans les campagnes. (…) Maintenant, une vache est un laboratoire vivant (…), le cochon est un produit sélectionné qui fournit une quantité de lard conforme au standard. La poule errante et aventureuse est incarcérée. Sont-ce encore des animaux, des créatures de Dieu, des frères et des sœurs de l’homme, des signifiants de la sagesse divine, que l’on doit traiter avec respect ? Qu’a-t-on fait de ces pauvres serviteurs ? L’homme les a cruellement licenciés. Il n’y a plus de liens entre eux et nous. »
— Paul Claudel, Bestiaire spirituel, Mermod (1949), pp.127-128.
(Source : edencash.forumactif.org)
Mon chant n’est pas truqué si j’hésite souvent
C’est que je cherche loin sous mes...
(based on this photo)
Dolores Chiappone